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vendredi 27 janvier 2017

Etat de nos écoles belfortaines : un mensonge répété reste un mensonge


Communiqué de presse

Un mensonge répété reste un mensonge.  Si le député-maire D. Meslot avait réellement à déplorer, à Belfort,  des "écoles en mauvais état à sa prise de fonction" ou s'il était seulement conscient de l'urgence qu'il y a à réduire les dépenses d'énergie de nos bâtiments publics, alors il aurait dû faire voter des budgets en conséquence.

Mais il s'est contenté jusqu'alors de refaire et d'inaugurer des cours d'école, remplacer des rideaux et peindre quelques classes. Les écoles de Belfort ont connu, sous les municipalités qui l'ont précédé un engagement important des élus. 6 de nos 32 écoles ont notamment fait l'objet d'une complète restructuration pour une enveloppe globale de 12 M€. Ces chantiers ont donné du travail à nos entreprises locales. 3 autres écoles étaient à l'étude.

A ce jour rien ne bouge. Que M. Meslot résolve le problème de la maternelle Kergomard et présente à ses administrés un vrai programme pluri-annuel de rénovation de nos écoles. Nous sommes à mi-mandat, mais il n'est peut-être pas trop tard...

Armelle LELEUP, ancienne adjointe à l’éducation

jeudi 19 mai 2016

Bilan des activités périscolaires et extrascolaires


Conseil municipal du 19 mai 2016
Rapport N° 46 : Bilan des activités périscolaires et extra scolaires
Intervention : Jacqueline Guiot
 
Je  voudrais tout d’abord avant d’analyser le bilan que vous nous présentez, dénoncer l’aplomb avec lequel vous osez affirmer que l'éducation est l’une de vos priorités alors que vous avez cassé et mis au pain sec,  la politique éducative de Belfort. De qui vous moquez-vous ! Sans doute des parents et surtout des enfants qui aujourd’hui ont à pâtir de votre sectarisme en la matière.

A propos du bilan que vous nous faites et dans lequel en réalité peu d’informations sont données sur le fonctionnement des activités périscolaires et extra scolaires, je souhaitais apporter les critiques suivantes :

·         Concernant les activités périscolaires,
dois-je rappeler la suppression des actions culturelles, sportives et citoyennes et activités qui donnaient la possibilité à 70% d'élèves scolarisés en élémentaire d'en bénéficier et ceci gratuitement, au profit d'études surveillées, qui contrairement aux discours de Madame Monnot, n'ont aucunement été améliorées. Votre bilan aurait dû préciser que les familles ont dû recourir à du service payant de garderie là où, auparavant, elles bénéficiaient des ateliers découvertes gratuits en plus des études surveillées. 

Ayant fait de l’éducation notre priorité, ces ateliers périscolaires étaient proposés à l’ensemble des familles belfortaines sans distinction sociale, pour permettre à ces mêmes enfants de développer leur curiosité, leur esprit d’ouverture, leur sensibilité artistique, pour en faire de futurs citoyens accomplis. Ces ateliers qui s’appuyaient sur des compétences et des talents associatifs belfortains ont largement été plébiscités par les familles belfortaines. 

Ces activités périscolaires née de la réforme des rythmes scolaires étaient gratuites, concernaient le domaine sportif, culturel et le développement de la personne. Elles étaient proposées aux 2 400 élèves des écoles élémentaires et s’inscrivaient dans la continuité des actions installées antérieurement à cette réforme comme l’initiation aux échecs ou les ateliers d’art à l’Ecole d’Art Jacquot.

Les études surveillées ont automatiquement « récupéré » les élèves qui ne pouvaient plus bénéficier d’activités périscolaires. Il faut constater que les effectifs restent parfois chargés et que la problématique de recrutement d’animateurs de qualité, en milieu d’après-midi, de 15h45 à 16h45, reste une vrai question.

La seule nouveauté c'est le dispositif Coup de pouce. Le coût de dispositif  est de 74 000 € pour 75 enfants seulement, donc 1 200 € par enfant ! Alors que 70 % des élèves en élémentaire pouvaient bénéficier d'actions culturelles, sportives et citoyennes.

·         Concernant la dé précarisation des agents du périscolaire,
vous annoncez leur dé précarisation. Mais sans préciser que vous avez dans le même temps, stoppé la procédure de titularisation d'une trentaine de salariés. C’est en fait une dé précarisation à géométrie variable ! 

Alors oui deux ou trois directeurs du périscolaire ont eu la possibilité et donc la chance d'être titularisé. Pourquoi ces directeurs là et pas d’autres, voire tous? Quels sont les critères qui ont présidé à ce choix? 

L'annualisation des contrats, qui permet une dé précarisation des personnels est une bonne chose. Mais construire des parcours professionnels, solides et durables, pour ces personnels, c’est mieux.

Vous avez du mal à recruter du personnel qualifié, le groupe Aubert est resté 2 mois sans responsable du périscolaire et vous embauchez des animateurs qui ne sont même pas titulaires du BAFA.

Vous portez également des accusations mensongères en affirmant que "nous réduisons les coûts superflus, en limitant le recours aux prestataires extérieurs et en respectant le taux d'encadrement fixé par la loi. Votre Projet Educatif Territorial permet surtout d'abaisser le taux d'encadrement, tout en percevant des subsides importants de l'Etat.

·         Sur le Projet Educatif Territorial,
cette démarche soutenue financièrement par l’Etat, vous permet surtout d'abaisser le taux d'encadrement, tout en percevant ces aides de l'Etat. Quant à vos accusations sur l'ancienne équipe, elles sont faciles mais elles ne s’appuient sur aucune analyse sérieuse étayée par des preuves. Nous aimerions avoir communication des éléments d’information en votre possession, pour  que vous puissiez étayer vos affirmations. 

·         Sur les Francas,
vous vous êtes permis et vous continuez à jeter le discrédit sur la qualité et les compétences des personnels Francas. Mais eux, avaient tous le Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur, le BAFA, diplôme unanimement reconnu par la profession. Alors monsieur Boucard, vous qui donniez des leçons par voie de presse avec beaucoup de suffisance, sur la qualité ces personnels, pourriez-vous nous indiquer quelles sont les compétences des agents que vous recrutez ?

Un joueur de foot professionnel ou une mère de famille, avec tout le respect que l’on peut leur porter, ne font pas automatiquement de bons professionnels de l'encadrement et de l'animation quand ils n'ont jamais suivi aucune formation. 

·         Concernant la Fête de l'enfance,
quel en sera le format? Quelle place sera réservée aux  associations dans la préparation de cet évènement ? 

Alors que vous avez mis fin à tous les partenariats avec le secteur associatif depuis deux ans. 

  • Concernant les nouveaux moyens alloués à la politique éducative,
après avoir tout cassé, laissé l'éducation deux années en jachère, supprimé le Programme de Réussite Educative, vous revenez avec de nouvelles perspectives pour l’année scolaire 2016-2017 avec une "ligne éducative" !

Vous proposez d'augmenter le budget global du périscolaire de 50 000 euros en année pleine « pour développer des activités, pour organiser un nouveau temps fort, relancer la fête de l'enfance, ajuster la communication, ajuster le taux d'encadrement de certaines équipes d'animation, de poursuivre la dé précaristion des équipes d'animations ». Cette liste est certainement ambitieuse pour la somme proposée. Vous terminez en indiquant que cette augmentation de l'offre s'accompagnera d'une hausse des recettes. Vous concluez  avec plus de sincérité  en affirmant que cette offre sera payante. En fait ces 50 000 € constituent une tentative désespérée pour  faire oublier les dégâts de vos deux années de casse et votre bilan catastrophique en matière d’éducation qui  ne trompera personne !  

En conclusion,

quand on veut faire de l'éducation une priorité on peut proposer :

ü  un accès aux activités  à tous les enfants, que les parents travaillent ou non

ü  la gratuité pour un accès ouvert à tous 

ü  un dispositif Coup de pouce pour 100 enfants (1200 euros par enfant )

Le seul volontarisme à saluer c'est soir c'est la participation financière de l'Etat qui est passée de 258 360 € en 2014 à 382 920 € en 2015, contrairement à la municipalité belfortaine qui est principalement soucieuse de baisser son engagement financier en matière d'éducation.

Nous ne pouvons que constater que, dorénavant, la seule ambition de la municipalité est de faire moins : moins d’actions, pour moins de bénéficiaires, avec moins de financements propres et moins de concertation tout cela avec un seul "plus" qui lui, est pris dans la poche des familles.

Opération Coup de pouce



Conseil municipal du jeudi 19 mai 2016
Question orale
La ville de Belfort  a mis en place pour les élèves de cours préparatoire, une opération Coup de pouce CLE (Club de Lecture et d’Ecriture) avec l’Association pour Favoriser l’Egalité des chances à l’Ecole (APFEE) à la fin de l’année 2014.

Pourriez-vous nous indiquer quel est le nombre d’enfants qui bénéficient de cette opération pour chacune des écoles concernées sur Belfort ?

vendredi 18 décembre 2015

Projet éducatif de territoire : la seule ambition, faire moins

Communiqué du groupe d’opposition
A la lecture du Projet éducatif de territoire signé par la ville de Belfort pour 2016-2017, nous constatons que dorénavant la seule ambition de la municipalité est de faire moins : Moins d’actions, pour moins de bénéficiaires, avec moins de financements propres et moins de concertation.

Le discours sur le retour aux apprentissages des fondamentaux cache en réalité l’abandon de toutes les politiques de lutte contre les inégalités d’accès à la culture, aux loisirs, aux sports. La suppression des ateliers découverte  gratuits ouverts à tous remplacés par le dispositif Coup de Pouce qui ne concerne que 60 enfants sur les 4500 scolarisés et qui d’après les enseignants, ne s'adresse pas vraiment aux élèves les plus en difficulté,  en sont la meilleure illustration.

Le budget alloué à ce nouveau PEDT  subit un sérieux coup de rabot, mis à part les 378 000 € de dotations de l'Etat pour l’accompagnement de la reforme des rythmes, la participation de la ville  se résume à 74 000 €. Une bonne part, 72 000 €, pour financer le seul dispositif coup de pouce( 1200 euros par élève !).  Le budget de fournitures scolaires pour 2016 est amputé de 38 000 €. Enfin les travaux de maintenance sont refusés systématiquement dans certains groupes scolaires.

Alors que la gronde monte dans tous les conseils d’école, le maire et son adjointe  refusent toute concertation. Le comité  des parents élus instance de concertation à l’échelle de la ville a été purement et simplement supprimé. Les projets éducatifs des centres périscolaires, pourtant obligatoires, n’ont pas été présentés dans les conseils d’écoles. Enfin  la désorganisation volontaire du service éducation reflète à lui seul le désastre d’une politique annoncée !

Samia Jaber et Jacqueline Guiot, conseillères municipales

 

 

samedi 10 octobre 2015

Rentrée municipale : on taxe les familles


Tribune du groupe d'opposition

Belfort mag de novembre et décembre 2015
 Après la baisse de l'offre éducative avec la suppression des 150 ateliers périscolaires pour 2 900 enfants belfortains, le maire continue la casse de l'éducation et vote l'augmentation massive des prix des activités éducatives, sportives et culturelles.
Hausse des activités sportives
Pour 2016, la plupart des tarifs des activités sportives sont revus à la hausse. C’est ainsi que certaines activités sportives municipales  facturées 13, 70 € en 2015, passent à 30, 40 voire 50 € selon les catégories d’allocataires ! Pour les activités ski, c’est même la triple peine car l’augmentation des tarifs sera accompagnée d'une demande de participation forfaitaire supplémentaire de 20 €, prise en charge par les familles ! Fini la gratuité !
100% d'augmentation pour l’accueil dans les centres de loisirs sans hébergement
Pour l’accueil des enfants belfortains dans les CSLH, les tarifs qui étaient de 39 € avec repas sont désormais à 50 ou même 60 € pour certains allocataires. Pour les tarifs sans repas, la hausse est encore plus marquée : on passe de 20 à 30  et même 40 €, soit une augmentation de 100 % !  
De nombreuses activités pour les enfants supprimées 
 
Cette explosion des tarifs s’accompagne cette année, de la suppression des actions « accueil jeunesse » au Rudolphe et « implication des clubs sportifs dans les quartiers », en plus des 150 ateliers supprimés en 2014. Pour la ville de Belfort l'éducation n'est plus une priorité et ce n'est pas une histoire d'argent ! Malgré la baisse des dotations de l'Etat aux collectivités locales, la ville reçoit en réalité pour l'éducation plus d'aides financières, dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires. Avec plus on fait le choix d'en faire moins, cela s'appelle un choix politique. Le plus bel exemple en la matière est illustré par la décision de monsieur Meslot de priver la ville chaque année d'une recette de 342 000 €, en supprimant la Taxe locale sur la publicité extérieure payée par les grandes enseignes.  
Vous avez dit difficultés budgétaires? Et bien pas pour tout et pas pour tout le monde !

jeudi 27 novembre 2014

Malhonnêteté intellectuelle et cynisme !

Communiqué du groupe d'opposition

Sur la réforme des rythmes scolaires, on croyait avoir touché le fond, il n’en est rien !  Monsieur Meslot nous fait un nouveau numéro de malhonnêteté intellectuelle. Il se vante d’avoir reçu une circulaire ministérielle, envoyée aux 36 000 maires de France, que nous venons de nous procurer, pour faire croire que son action est plébiscitée. Quel cynisme ! Comment la Ministre de l’Education peut-elle féliciter le « casseur » de la politique éducative belfortaine ?

Féliciter celui qui a supprimé sans concertation avec les parents, l’ensemble des ateliers périscolaires ? Féliciter celui qui a décidé de rompre unilatéralement  la convention avec les Francas, partenaire historique du périscolaire de la ville, mettant sur la touche une trentaine de salariés sur la base d’arguments fallacieux ? Féliciter celui qui jette l’argent du contribuable belfortain par la fenêtre, dans une procédure contre la reforme scolaire,  perdue d’avance et dont l’objectif premier est de faire parler de lui dans les hautes sphères parisiennes.

Ce comportement basé sur la malhonnêteté n’est pas digne d’un élu de la République et traduit  le mépris envers les citoyens. Faute de bons points, c’est le bonnet d’âne, cher à l’école de son enfance, qui aurait dû être décerné au maire de Belfort !


Samia JABER, conseillère municipale

mardi 23 septembre 2014

Une question sur l'école jugée scandaleuse et sectaire

Communiqué du groupe d'opposition
 
Lors du conseil municipal du 18 septembre, le maire de Belfort a jugé une question sur l’école formulée par l’opposition de gauche inopportune, scandaleuse et sectaire. A  l’heure où tout un pan de l’action éducative qui accompagnait la réforme des rythmes scolaires vient d’être abandonné par la nouvelle équipe municipale, est-il scandaleux de demander au maire où passera l’argent ainsi économisé ?

Dans un contexte de restriction budgétaire, est-il sectaire de défendre l’école publique fréquentée par 93% des écoliers belfortains en maternelle et 87% en élémentaire ?  Non pas, dans le but de montrer du doigt les écoles privées, mais pour rappeler que les écoles publiques sont les seules à accueillir tous les élèves sans distinction. Les écoles publiques qui s’adressent à tous et notamment aux plus fragiles constituent une institution de la République à laquelle il faut donner la priorité.

Les écoles privées comme les écoles publiques, proposent  des projets éducatifs de qualité et ces écoles ont toute leur place dans le paysage éducatif local. Mais tout ne se vaut pas et il serait souhaitable que dans l’enceinte du Conseil municipal ces analyses puissent faire l’objet d’échanges respectueux des intervenants en lieu et place des invectives actuelles !

Armelle LELEUP, ancienne adjointe à l’Education

lundi 1 septembre 2014

La fin des ateliers périscolaires

Communiqué du groupe d'opposition

A l’occasion de la rentrée scolaire, le groupe d’opposition municipale Belfort Innovante et Bienveillante souhaite dénoncer la nouvelle organisation municipale du périscolaire. D’abord nous déplorons la méthode. Le maire de Belfort qui se targue de faire de la concertation sur tout et n’importe quoi a refusé de rencontrer les partenaires de l’Education nationale, syndicats et associations de parents. Il a balayé d’un revers de main les interventions légitimes de ces mêmes partenaires en conseil municipal, se permettant de les traiter de « braillards ». Sur la forme nous dénonçons la fin des ateliers  périscolaires mis en place par  la précédente municipalité depuis septembre 2013.
 Ayant fait de l’éducation notre priorité, ces ateliers périscolaires étaient proposés à l’ensemble des familles belfortaines sans distinction sociale, pour permettre à ces mêmes enfants de développer leur esprit d’ouverture, leur sensibilité artistique, pour en faire des citoyens accomplis. Ces ateliers qui s’appuyaient sur des compétences et des talents associatifs belfortains ont largement été plébiscités par les familles belfortaines. Contrairement aux propos tenus par l’adjointe à l’éducation, ces séances présentaient un intérêt pédagogique reconnu par la communauté éducative.
De plus, cette réforme des rythmes scolaires a été mise en œuvre avec le plus grand sérieux en consacrant un budget réaliste qui permettait de professionnaliser et pérenniser de vrais emplois. Monsieur Meslot a décidé de casser 20 ans de politique éducative volontariste en proposant une réforme au rabais basée sur la suppression définitive de ces ateliers et une précarisation des personnels d’encadrement. Pour lui les enfants belfortains et l’avenir de notre société ne méritent pas mieux, dont acte

jeudi 3 juillet 2014

La ville supprime les activités périscolaires

Conseil municipal du 03 juillet 2014
Question orale du groupe d’opposition

Nous estimons que la consultation sur le retour de la semaine de quatre jours ne concernant que la durée de la semaine, omettait d’interroger clairement les parents d’élèves et les enseignants sur les incidences qu’elle pourrait entrainer  sur le maintien des activités périscolaires.
Pour une parfaite information des familles, nous demandons instamment au maire de Belfort, l’organisation d’une consultation, conforme au Code Général des Collectivités Territoriales, sur le dispositif périscolaire de compétence communale, selon la question suivante : « Au terme d’une année de mise en place d’ateliers culturels et sportifs, gratuits et ouverts à tous, souhaitez-vous la suppression de l’ensemble de ce dispositif ? ».

jeudi 5 juin 2014

La municipalité remet en cause la réforme des rythmes scolaires

Conseil municipal du 05 juin 2014
Question du Groupe d’opposition
 
Pour la rentrée prochaine,  Monsieur le Maire de Belfort a décidé  de remettre en cause la réforme des rythmes scolaires mise en œuvre l’année dernière en lançant une consultation dans la précipitation et dont les contours sont indéfinis.
Pour cela les élus de l’opposition demande avant toute communication des résultats, la plus grande transparence sur la procédure utilisée. En effet de nombreux parents nous ont fait part de leur étonnement quant à la question posée  – Souhaitez vous le retour à la semaine de 4 jours ? », cette question n’ayant fait l’objet d’aucun débat sur le fond en amont. De plus des parents s’interrogent  sur les dysfonctionnements dans l’organisation et la précipitation dans laquelle  a été engagée cette consultation.
Nous souhaitons donc être informés sur les modalités de cette consultation, la composition du corps électoral, la tenue d’une liste d’émargement et le mode de dépouillement retenu.
La question des rythmes scolaires ne peut se résumer à une économie budgétaire ni être réduite à un problème organisationnel pour l’école, la collectivité ou les familles. Elle entendait répondre aux besoins de l’enfant en matière éducative. Ce dossier ne saurait être traité au détour d’une question simpliste sans un vrai débat sur le fond. Par conséquent nous demandons que soit organisé un débat au Conseil municipal avant toute prise de décision.

mercredi 4 juin 2014

Rythmes scolaires: Meslot passe en force pour affaiblir l'école

Communiqué du groupe d'opposition

Meslot nouvellement élu Maire de Belfort entend remettre en cause la réforme des rythmes scolaires tout en ignorant qu’une réforme de cette ampleur doit s’installer dans le temps pour permettre à chacun de trouver  son rythme.

A Belfort, Meslot organise une caricature de consultation dans la précipitation… à la veille des vacances d’été !  Sur un sujet qu’il dit lui-même  complexe, il pose une question simple : « Souhaitez-vous le retour à la semaine de 4 jours ? ».  Il annonce qu’il respectera  le choix qui sera exprimé par la « majorité » … mais quelle majorité  lorsqu'on ne sait pas qui vote. Un vote par enfant ? par foyer ? par parent ? par conseil d'école ? par enseignant ?  Certains  pourront ainsi voter plusieurs fois.

Cette méthode brouillonne est très éloignée du référendum local : aucun émargement prévu, une opacité totale du dépouillement, risque d'une  profonde désorganisation  de la rentrée, inquiétude légitime des agents de la Collectivité et des parents.
Cette attitude est méprisante et arrogante envers les différents partenaires que sont les IA-Dasen (Inspecteur d’Académie - Directeur Académique des Services de l’Education Nationale) et le Préfet qui n’auraient pas les moyens, selon Meslot, de s’opposer à son refus d’appliquer le décret.
Un décret s’impose tant qu’il n’a pas été annulé ou suspendu. Meslot n’est pas  au-dessus des lois ! C'est bien, l'Etat compétent en matière d'enseignement qui fixe les horaires scolaires et non le maire.
En cas de refus, Meslot risque un recours du préfet devant le tribunal administratif. Ce recours peut fortement perturber l’organisation de l’école et des familles. Bien qu'illégale, la délibération du conseil municipal acte administratif exécutoire, doit être appliquée … jusqu'à ce qu'elle soit annulée ou suspendue.

Des sanctions peuvent éventuellement être prises. Un maire  refusant d'appliquer la réforme des rythmes, s'expose au risque d'être destitué ou suspendu. Par ailleurs, les maires ne sont pas à l'abri de mesures en réparation  intentées devant le tribunal administratif par des parents d'élèves mécontents

Meslot feint d’ignorer tout cela. Il veut se draper dans les habits de celui qui pourra dire « J’ai essayé de  défendre vos intérêts mais ça n’a pas marché ». Ce faisant, hélas, il place l’éducation à Belfort sous de piètres auspices dès le début de son mandat.
Meslot fait preuve d'une méconnaissance totale du système éducatif et d'un mépris  total pour tous ceux qui ont travaillé depuis 18 mois sur cette réforme.
Il montre son désintérêt le plus profond pour l’amélioration du bien-être de l’élève.

samedi 10 mai 2014

Quel gachis !


Belfort Mag du mercredi 25 juin 2014
Tribune du groupe d'opposition

Monsieur Meslot vient d’annoncer, de façon précipitée et juste avant les vacances, la remise en cause des ateliers pédagogiques sur Belfort mis en place par la précédente équipe municipale. Il prend ainsi en otage les familles qui en plein désarroi ne savent pas comment elles s’organiseront pour la rentrée prochaine. Il remercie 19 salariés qui avec dévouement avaient œuvré auprès des enfants et des familles lors de la première année de mise en place de la réforme. Enfin il congédie des associations impliquées dans cette réforme et qui avaient montré beaucoup d’enthousiasme à aller au-devant de publics qu’elles n’auraient pas touchés  sans cette nouvelle dynamique.
La consultation organisée au mois de mai aurait pu être une bonne idée si elle avait permis de faire le bilan d’une année de fonctionnement. Toutefois celle-ci est contestable car elle n’a pas été organisée dans un cadre assurant la transparence et l’information dues aux parents sur les conséquences du maintien ou non des activités périscolaires. Le maire a fait croire aux belfortains qu’ils avaient le choix d’appliquer ou non la loi. Il manipule cette consultation pour justifier la remise en cause des ateliers périscolaires dont les parents sont pourtant fortement demandeurs. Dans le même temps, il divise par trois les crédits destinés à l’entretien des écoles belfortaines dont les bâtiments vont se dégrader irrémédiablement.
Accusant l’équipe précédente de ne pas avoir financé cette dépense pour laquelle un budget à l’équilibre avait été proposé et qui faisait de l’éducation l’une de ses priorités, les propos du  maire de Belfort sont mensongers. En réalité Monsieur Meslot se cache derrière le coût de cette réforme qu’il prétend être trop élevé alors qu’au même moment il fait voter une augmentation de la masse salariale équivalente à la création de 20 postes de policiers municipaux et d’embauches « clientélistes » pour ses amis et soutiens de campagne.
Monsieur Meslot lance le démantèlement annoncé de 30 ans de politique éducative à Belfort à l’heure où des villes UMP comme Mulhouse s’inspirent de l’exemple belfortain en mettant en place des activités périscolaires gratuites. Nous dénonçons la remise en cause du professionnalisme des agents très investis dans cette réforme et nous le mettons en garde de ne pas opposer les différentes catégories de salariés de la ville.