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lundi 3 avril 2017

La résidence Bonnef située faubourg de Montbéliard, va bientôt s’installer dans une partie de l’ancien hôpital libéré

Vue de l'ancien pôle gynéco chirurgical
qui sera entièrement conservé pour l'accueil de personnes âgées dépendantes

L’association Les Bons Enfants ( www.pompidou-belfort.com ), va transférer dans les mois qui viennent la résidence pour personnes âgées dépendantes  située aujourd’hui faubourg de Montbéliard, sur le site libéré de l’hôpital, après son déménagement à Trévenans.

Le projet tel qu’il est aujourd’hui présenté, va permettre la réhabilitation de tout ou partie de deux bâtiments :
- l’ancien pôle ginéco-chirurgical construit en 2006 encore en très bon état et qui sera réaménagé sur une surface de 7 000 m2, répartis sur 5 étages ;
- l’ancien plateau technique et de réanimation, dont seulement 20 % de sa surface sera conservée pour l’aménagement et la mise en valeur de la façade d’entrée de la future résidence.


Plan du nouveau centre d'accueil pour personnes âgées dépendantes  (Jean Claude Luthy, architecte)

Cet établissement qui comptera désormais 73 lits, soit 30 lits supplémentaires, proposera de nouveaux services : un accueil de jour de 17 places, 2 chambres pour personnes de forte corpulence, une maison du répit, une halte répit, un pôle d’activité et de soin adapté et un foyer restaurant ouvert également aux personnes extérieures.

La ville de Belfort va racheter dans les semaines qui viennent les bâtiments et les 4 ha de terrain de l’ancien hôpital à l’HOPITAL Nord Franche-Comté puis dans le cadre d’un bail emphytéotique de 90 ans, elle mettra à disposition de l’association les Bons Enfants le terrain et les deux bâtiments dont elle a besoin pour son projet.

Le coût de la réhabilitation des 2 bâtiments et du déménagement est estimé à environ 8 M€.

Nous ne pouvons que nous féliciter de la mise en œuvre à venir de ce très beau projet. Le bâtiment le plus récent et à l’esthétique la plus aboutie, sera ainsi conservé et réutilisé pour accroître l’offre d’accueil pour personnes âgées dépendantes dans notre ville

jeudi 16 mars 2017

Une opportunité unique pour redonner de la respiration au square Lechten

Un peu d’histoire ….

Des promenades pour l’hôpital

A la création de l’hôpital civil en 1910, des pelouses bordées d’allées ombragées furent aménagées à l’entrée côté rue de Mulhouse, offrant aux malades des espaces de promenades.
   
 En 1910, les promenades à l’entrée de l’hôpital civil

Création du square Lechten


Puis en 1925, Edouard Lévy Grunwald nouvellement élu maire décide la création du square Jean Jaurès qui deviendra par la suite le square Emile Lechten.



En 1930, le square Lechten et le pavillon Lévy Grunwald



Les Belfortains ont alors à leur disposition dans les années 1950, un vaste ensemble d’espaces verts de 2,5 ha en plein centre ville pour la promenade et la détente.


En 1950, vue aérienne des espaces verts autour de l’hôpital à leur apogée

Les agrandissements successifs de l’hôpital réduisent fortement les espaces verts à sa proximité
 L’hôpital va être successivement agrandi sur les espaces verts proches :
en 1971  la création de la maternité rogne une partie des promenades situées à l’entrée de l’hôpital ;
en 2002, un plateau technique pour les opérations et un pôle gynéco chirurgical et les urgences sont construits sur le reste des promenades ;
en 2010, tout le secteur des serres de production est aménagé en  parking.
 En plus de la perte d’une surface importante de verdure, d’imposants bâtiments dominent le square Lechten renforçant encore plus l’impression d’un espace désormais très réduit et corseté entre de grands immeubles.

Quel avenir pour le square Lechten ?

Une opportunité formidable pour redonner de la respiration au square Lechten

Le transfert de l’hôpital sur le site médian de Trévenans constitue une opportunité formidable pour retrouver l’espace perdu des anciennes promenades et du square Lechten. Il serait logique que l’hôpital, désormais parti, redonne les espaces de verdure qu’il avait utilisés. Mais M. Meslot, uniquement guidé par sa vision de promoteur immobilier et non par celle de maire, ne voit dans ce déménagement de l’hôpital qu’une belle opportunité pour construire un maximum de logements.

Projet d’urbanisation du site de l’hôpital

Il n’est pas trop tard pour s’opposer à cette vision très réductrice de l’aménagement de notre ville dans laquelle un seul intérêt est pris en compte, celui de l’immobilier.  Certes il est important de construire de nouveaux logements, mais il est tout aussi important de valoriser le cadre de vie des Belfortains avec la mise en valeur d’espaces verts publics comme le square Lechten.

M. Meslot propose une extension à minima du square Lechten, 1 000 m2 soit 50 m X 20 m, autant dire rien du tout !

Pour un agrandissement significatif  et une valorisation du square Lechten

Nous proposons une extension significative du square Lechten sur une partie des terrains libérés par le déménagement de l’hôpital : environ 1 ha,  dans sa partie nord soit à peu près la même surface que celle qui avait été prise sur les espaces verts autour de l’hôpital dans sa partie sud, lors de ses agrandissements successifs. 


En vert : extension proposée du square Lechten
En vert avec liseré jaune, celle proposée par M. Meslot

Cette extension permettrait également de mieux intégrer et surtout de valoriser la chapelle située le long de la rue Saint Antoine qui sera conservée. Elle pourrait être intégrée dans l’extension du square Lechten, en limite nord-ouest du site. Avec le projet actuel, cet édifice religieux sera complètement perdu au milieu de nouveaux immeubles. 


 vue de la chapelle depuis la rue Saint Antoine
vue de chapelle depuis l'hôpital
Le square Lechten avec ses arbres remarquables, ses collections de plantes, et ses parterres de mosaïculture correspond à une époque. Il  faut continuer à mettre en valeur ces espaces de verdure et perpétuer ces pratiques florales qui font sa renommée.


Mais de nouveaux usages doivent être pris en compte correspondant à des attentes fortes de nos concitoyens. Le square Lechten doit évoluer vers un concept de parc urbain avec la prise en compte de nouveaux usages récréatifs comme par exemple :
- une aire de jeux à destination des enfants ; 

  

 

- un espace de jardinage pour personnes handicapées notamment celles de la résidence des Bons Enfants ; 




- un terrain de boules pour les personnes du quartier notamment les personnes du troisième âge ;



- un jeu d’échecs géant en extérieur comme il en existe dans beaucoup de villes et comme il en existait un place du Forum ; Belfort mène une politique très dynamique pour la  pratique des échecs ;




- un espace café avec terrasse d’été offrant un espace de convivialité et de rencontres ;





 - une aire engazonnée de détente   



lundi 13 mars 2017

Urbanisation du site de l'Hôpital : M. Meslot prêt à démolir le pavillon Lévy Grundwald !

 
Un panneau vient d'être installé devant le pavillon Grundwald pour notifier la destruction prochaine de la plupart des bâtiments hospitaliers du site de l'hôpital, dans le cadre du projet d'urbanisation porté par la SODEB pour le compte de la ville de Belfort.

Ces bâtiments sont au nombre d'une douzaine :

Aucune concertation avec les Belfortains et aucune information et débat en conseil municipal n'ont été  organisés par le maire de Belfort sur les bâtiments qui pouvaient être démolis ou conservés !
 
Les Belfortains et les élus de l'opposition ont découvert cette information au détour d'un entrefilet dans l'Est la semaine dernière. C'est un déni manifeste de démocratie, alors que M. Meslot se targue à longueur de réunions publiques d'indiquer qu'il associe la population sur les projets qu'il met en œuvre.
  
Pavillon Lévy Grunwald avec au premier plan la statue d'Edith Cavell

Un bâtiment mériterait pourtant un vrai débat sur son maintien ou sa démolition, c'est le pavillon Lévy Grundwald. Il porte le nom de l'un des plus grands maires que notre ville ait connu. Outre la rénovation de l'ancien hôpital civil dans les années 30 avec l'adjonction du pavillon qui porte son nom, Edouard Lévy Grunwald est à l'origine des cités jardins du Mont, de la Pépinière, de la Miotte et des squares de la Roseraie, du Souvenir et Lechten. Excuser du peu ! Ce bâtiment pourrait très bien être conservé pour un usage public et intégré dans une extension du square Lechten en direction de la rue Saint Antoine.
 
Edouard Lévy Grunwald,
 maire de Belfort de 1925 à 1932

De plus ce bâtiment possède une autre dimension historique. En 1939, durant l’occupation allemande, Pierre Dreyfus Schmidt, alors maire de Belfort, était détenu avec d'autres Belfortains dans l’ancien hôpital militaire derrière le théâtre. Alors malade, il  se rendait chaque semaine dans ce pavillon hospitalier pour y recevoir des soins médicaux. Avec le concours de l’un de ses adjoints, il réussit à fausser compagnie à son garde du corps, dans des conditions rocambolesques, pour rejoindre la Suisse puis la France libre, lui évitant ainsi la déportation et une mort certaine.
 
 
Pierre Dreyfus Schmidt,
 maire de Belfort de de 1935 à 1941, en 1945 et de 1958 à 1964

 D'autres témoins de l'histoire de l'architecture hospitalière du site mériteraient un débat sur leur conservation. Ce sont les pavillons hospitaliers situés au centre du site de l’hôpital, reconnaissables à leurs encorbellement de fenêtre en briques rouges et leurs grandes fenêtres en forme d'ogive. Plus anciens que le pavillon Grunwald, ils remontent à la construction de l’hôpital en 1910. Les façades orientées au sud et à l’ouest présentaient au rez-de-chaussée et au premier étage des patios ouvert sur l’extérieur. Ces petits sanatoriums permettaient aux malades de prendre le bon air et le soleil pour accélérer leur guérison. Symbole des premiers bâtiments hospitaliers, il serait intéressant de conserver tout ou partie de ces deux pavillons pour un usage public ( salle de réunions, service public, ....).



Projet d'hôpital civil en 1893, avec les 4 pavillons hospitaliers en alignement le long d'un passage couvert et précédés par un pavillon d'accueil
 (plan archives municipales Belfort)

Deux des 4 pavillons originels, vestiges encore bien conservés
de l'hôpital civil créé en 1910
 
Par le passé, les élus des majorités de gauche ont toujours essayé d’intégrer et de réutiliser d’anciens bâtiments pour un usage public dans le cadre des projets urbains :

·       derrière le Théâtre, l’ancien hôpital militaire conservé pour la Maison des Arts et du Travail et les services de la Direction de l’emploi ;

·       cité administrative, un ancien bâtiment militaire réaménagé pour les services du conseil départemental ;

·       quartier de l’Espérance, un ancien bâtiment militaire transformé pour le centre chorégraphique et divers services publics ;

·       place Jeannine Bazin, les anciens abattoirs réaménagés en cinéma.

 Mais le maire de Belfort n'en a cure et poursuit le chemin tracé par ses prédécesseurs de droite, qui n’avaient comme seul objectif en matière de politique urbaine que la construction d'un maximum de logements, tout en faisant table rase du passé. A l’exemple de Jean Marie Bailly et Pierre Bonnef qui voulaient raser l’actuel bâtiment de la MAT et les vestiges de l’ancien couvent des Capucins pour y construire des logements. Mal leur en pris, car c'est en partie à cause de ces projets funestes, que la liste conduite par Milo Géhant et Jean Pierre Chevènement gagna les élections municipales de mars 1977. 

Mêmes causes, mêmes effets ? L'avenir nous le dira en mars 2020.

vendredi 10 février 2017

Est ce que la ville va céder gratuitement à l'association des Bons Enfants le bâtiment C de l'hôpital ?


Conseil municipal du 09 février 2017
Rapport n° 10 – Garanties d’emprunts au bénéfice de l’association « Les Bons Enfants »

Vous nous présentez un rapport sur des garanties que la ville de Belfort pourrait apporter à l’association Les Bons Enfants, pour un prêt relais et deux emprunts  nécessaires au financement de son projet de transfert de sa Résidence Bonnef sur le site de l’hôpital.

Mais à ce jour, nous n’avons eu aucune présentation d’un rapport en conseil municipal pour valider la cession à cette association, des bâtiments C et I, nécessaires à cette opération. Dans le rapport présenté pour la création de la ZAC d’aménagement de l’hôpital lors du conseil municipal du 28 janvier 2015, vous indiquiez « qu’une délibération serait proposée ultérieurement au conseil municipal ».

Dois-je rappeler, que toute cession d'immeubles par une commune de plus de 2 000 habitants donne lieu à une délibération motivée du conseil municipal portant sur les conditions de la vente et ses caractéristiques essentielles. Pour l’instant nous attendons donc toujours cette délibération motivée.

Vous ne pouvez-vous exonérer de cette délibération. Nous devons connaitre les conditions de cette cession. Si celle-ci est envisagée à titre gratuit, nous devons à minima en débattre ici même dans cette assemblée. Les sommes en jeu sont conséquentes. Les Domaines l’évalue à plus de 7 M€. Cette somme rentrerait alors dans l’actif de l’association des Bons Enfants et c’est le patrimoine des Belfortains qui serait alors cédé. Le projet de transfert de la résidence Bonnef sur le site de l’hôpital, même s’il est porté par une structure privée, s’inscrit dans la défense de l’intérêt général. C’est la raison pour laquelle, nous sommes donc ouverts au principe d’une cession à cette association. Mais la ville pourrait sans doute envisager d’autres solutions. Par exemple un bail emphytéotique, qui permet une mise à disposition des locaux tout en gardant le bien dans le domaine public.

Pour conclure sur ce dossier, j’ai du mal à comprendre votre volonté de ne pas jouer la transparence dans la transaction envisagée. Je vous ai déjà interpellé à ce sujet, mais vous n’avez même pas daigné répondre à mes questions. Tout cela est bien flou et j’espère que cela ne cache pas un loup 
Samia Jaber

jeudi 10 mars 2016

Non au bétonnage du site de l’hôpital, Oui à l’agrandissement du square Lechten



Tribune du groupe Belfort Innovante et Bienveillante

Belfort mag mars et avril 2016
 

Suite à la décision du transfert de l’hôpital à Trévenans et au rachat par la ville des terrains libérés, le maire de Belfort a indiqué sans ambiguïté sa volonté de privilégier le bétonnage de ce site au détriment des espaces verts et du patrimoine bâti existant. Le programme présenté lors du dernier conseil municipal de janvier est clair : construction de 375 logements et d’un immeuble de 6 étages. La promesse d’agrandir le square Lechten est abandonnée. Le patrimoine bâti existant sera vraisemblablement rasé excepté le bâtiment C (chirurgie-génécologie) et la chapelle. Lors de ce conseil, notre groupe a insisté sur les enjeux de cette restructuration, au-delà de créer un nouveau quartier d’habitat, nous devons proposer un véritable projet pour la ville qui intègre le cadre de vie, l’environnement, le patrimoine et enfin l’immobilier :

  • cadre de vie : valoriser et agrandir de façon importante le square Lechten pour en faire un véritable parc urbain pour la ville et préserver le parc de direction
 
  • patrimoine bâti historique : conserver la ville de direction pour du logement et réhabiliter le pavillon Lévy-Grunwald pour un usage public
 
  • santé : proposer sur le site un accueil de proximité pour les petites urgences et la bobologie
 
  • immobilier : mettre en œuvre un programme immobilier raisonnable et de qualité de 200 logements, desservi par une dorsale piétonne, plantée et reliée au square Lechten

Le devenir du site de l’hôpital constitue un enjeu majeur pour le développement de notre ville, son image, son attractivité. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons que dans le cadre d’un référendum local, tous les Belfortain(e)s puissent donner leur avis sur le projet actuel porté par le maire sur un projet alternatif, tel que nous le proposons.

vendredi 4 mars 2016

Urbanisation du site de l'hôpital : améliorer le cadre de vie

Communiqué du groupe d'opposition
 
Suite à l’article paru hier dans l’Est, je voulais indiquer que je partage les propos de monsieur Groubatch, de FNE (France Nature Environnement),  sur la nécessité de densifier les zones urbaines. Il faut mettre en œuvre avec volontarisme, cet objectif de la loi SRU (Solidarité Renouvellement Urbain) du 13 décembre 2000 qui préconise la réduction de consommation des espaces non urbanisés. En plus d’une limitation de l’étalement urbain, nous voulons aussi améliorer le cadre de vie des Belfortains. C’est la raison pour laquelle, pour le devenir du site de l’hôpital, nous souhaitons une urbanisation mesurée pour permettre une augmentation importante de la surface du square Lechten. Cette proposition répond à une attente forte de nos concitoyens en matière d’espaces verts et elle s’inscrit dans les préconisations de la COP 21 pour lutter contre le réchauffement climatique.

Pour une bonne compréhension des enjeux de ce dossier et pour rétablir la bonne information sur les intentions réelles de la municipalité sur le projet urbain du site de l’hôpital, je souhaite apporter une précision sur le nombre de logements qu’elle prévoit. Il n’est  pas de 250, comme indiqué dans l’article, mais de 375. Il figure dans le rapport N° 6 que le maire a présenté lors du conseil municipal du 28 janvier dernier. Page 2 il est précisé que « Le programme de cette ZAC d'aménagement du site de l'Hôpital comprendrait donc : 375 logements qui seront réalisés sous différentes formes, … »

 
Samia JABER, conseillère municipale

 

 

 

mardi 1 mars 2016

Non au bétonnage du site de l'hôpital, oui à l'agrandissement du square Lechten

 
 
Tribune du groupe d'opposition
Belfort mag de mars et avril 2016

Suite à la décision du transfert de l’hôpital à Trévenans et au rachat par la ville des terrains libérés, le maire de Belfort a indiqué sans ambiguïté sa volonté de privilégier le bétonnage de ce site au détriment des espaces verts et du patrimoine bâti existant. Le programme présenté lors du dernier conseil municipal de janvier est clair : construction de 375 logements et d’un immeuble de 6 étages. La promesse d’agrandir le square Lechten est abandonnée. Le patrimoine bâti existant sera vraisemblablement rasé excepté le bâtiment C (chirurgie-génécologie) et la chapelle. Lors de ce conseil, notre groupe a insisté sur les enjeux de cette restructuration, au-delà de créer un nouveau quartier d’habitat, nous devons proposer un véritable projet pour la ville qui intègre le cadre de vie, l’environnement, le patrimoine et enfin l’immobilier :
  • cadre de vie : valoriser et agrandir de façon importante le square Lechten pour en faire un véritable parc urbain pour la ville et préserver le parc de direction
     
  • patrimoine bâti historique : conserver la ville de direction pour du logement et réhabiliter le pavillon Lévy-Grunwald pour un usage public
  •  
  • santé : proposer sur le site un accueil de proximité pour les petites urgences et la bobologie
  •  
  • immobilier : mettre en œuvre un programme immobilier raisonnable et de qualité de 200 logements, desservi par une dorsale piétonne, plantée et reliée au square Lechten
Le devenir du site de l’hôpital constitue un enjeu majeur pour le développement de notre ville, son image, son attractivité. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons que dans le cadre d’un référendum local, tous les Belfortain(e)s puissent donner leur avis sur le projet actuel porté par le maire sur un projet alternatif, tel que nous le proposons.
 

jeudi 28 janvier 2016

ZAC d’aménagement du site de l'Hôpital - Dossier de création


Conseil municipal du 28 janvier 2016Intervention de Samia Jaber
Rapport N° 6 : ZAC d’aménagement du site de l'Hôpital - Dossier de création
 
Introduction

Le projet proposé ce soir dans ce rapport est important pour Belfort, ce sera très certainement le projet phare du mandat après les abandons programmés du parking souterrain et aux Forges pour vos mégastructures.
Pour introduire mon intervention, je me permets de rappeler le souhait exprimé par monsieur le Maire lors du dernier conseil municipal, que l’opposition se saisisse de façon constructive de ce dossier et là je reprends vos termes, ouvrez les guillemets : « … j’espère surtout que vous serez participative, parce qu’on entend souvent de la critique, mais je souhaite qu’elle soit constructive et vous avez toute votre place à prendre pour nous donner des bonnes idées que  nous sommes prêts à prendre, à partir du moment où ce sont des idées réalistes et qui peuvent s’intégrer dans notre plan global de redressement de Belfort et d’amélioration de la qualité du logement à Belfort ».
Ne vous inquiétez pas, nous serons participatifs, constructifs, nous avons de bonnes idées, réalistes mais avec une différence notable : les idées que nous proposons ne prennent pas en compte seulement l’amélioration de la qualité du logement à Belfort comme vous le préconisez.

Un projet immobilier contesté
Le projet que vous proposez n’est en fait qu’un projet immobilier. L’objectif est de construire un maximum de logements puisque vous choisissez la jauge la plus élevée de 375 logements précisément, si l’on se réfère aux documents que vous nous avez transmis pour ce rapport.

 A l’inverse de cette approche purement immobilière, nous pensons que pour mener au mieux, ce projet de requalification urbaine, dans l’intérêt des Belfortains et de Belfort, nous devons avoir une vision plus globale.  Nous proposons un projet qui intègre d’autres enjeux mis en avant d’ailleurs dans les études préalables menées par l’Agence d’Urbanisme :
  • environnement  et cadre de vie
  • patrimoine architectural
  • articulation du quartier avec l’environnement proche, voiries et stationnement
  • offre de santé de proximité
  • offre immobilière adaptée
En matière de cadre de vie, la libération de près de 4 hectares constitue une opportunité qui ne se représentera plus jamais pour valoriser les espaces verts situés sur le site. Depuis les années 50, la surface de ces espaces verts n’a cessé de diminuer :
  • les anciennes promenades côté rue de Mulhouse ont disparu suite aux agrandissements successifs de l’hôpital,
  • l’espace libéré par les serres municipales a été transformé en parking.
Le square Lechten, élément emblématique de nos  espaces verts belfortains est l’atout majeur de ce projet. De surface somme toute modeste, il est aujourd’hui enserré par plusieurs bâtiments proches qui le dominent. Il est fréquenté surtout par les gens du quartier. Les circulations qui le traversent sont à reprendre ainsi que les clôtures qui le délimitent. La mise en valeur du square Lechten doit permettre de le faire passer d’un statut de square de quartier à un statut de parc dimensionné à l’échelle de la ville. C’est un atout pour l’attractivité de Belfort et pour la requalification de l’avenue Jean-Jaurès.
C’est la raison pour laquelle la ville doit profiter de l’espace libéré par le départ de l’hôpital pour l’agrandir de façon significative jusqu’à la rue Saint Antoine et y aménager une nouvelle entrée magistrale côté Jean-Jaurès. De nouveaux cheminements doivent être mis en place pour favoriser les circulations dans le quartier entre les rues Saint Antoine, rue de Mulhouse et l’avenue Jean Jaurès.
Ce nouveau parc peut devenir la vitrine d’une politique environnemental volontariste, savoir-faire du service de nos espaces verts, un lieu dans lequel se retrouvent tous les Belfortains en y favorisant  des activités ludiques et des espaces pédagogiques. On même imaginer d’y offrir un espace de consommation avec un bar restaurant à l’instar de ce que l’on peut trouver dans certaines villes comme Montbéliard. Un parking pourrait être créé à l’arrière du parc le long de la rue St Antoine pour ses usagers, les commerces et les riverains.
 En matière de patrimoine bâti, plusieurs bâtiments présentant un intérêt architectural  peuvent être réutilisés comme l’a pratiqué la ville depuis toujours. Que serait devenu notre patrimoine et l’identité de notre ville si vos prédécesseurs n’avaient pas transformé l’abattoir municipal en cinéma, réuni deux casernes de la Manutention pour le centre chorégraphique, un des bâtiments des anciennes casernes pour la Maison de quartier des Forges ou même le bâtiment dans lequel nous nous trouvons, un ancien casernement de cavalerie réaménagé pour les services de la ville et de la CAB.
Dans cette continuité, plusieurs bâtiments présentant un intérêt architectural, cultuel, ou médical doivent être conservés et faire l’objet de réhabilitations pour un nouvel usage  :
  •  le pavillon Lévy Grundwald ne doit pas être démoli, nous devons le réhabiliter et le mettre à disposition des Belfortains en y installant des services publics, par exemple le CCAS et le PAS Jean-Jaurès ; le principe est de préserver ce patrimoine en y investissant de l’argent public tout en le mettant à disposition du public
  •  les deux pavillons hospitaliers : nous pourrions prévoir dans le règlement de la ZAC le maintien de tout ou partie des façades
  •  la maison de direction avec son parc et ses arbres centenaires pour du logement de standing
  • le bâtiment de chirurgie, il n’y a pas de débat pour la vente à l’association des Bons Enfants ou tout autre structure
  • la chapelle doit être conservée comme lieu de culte comme vous vous y êtes déjà engagé
En matière de santé, il est important de maintenir sur Belfort un site d’accueil de proximité pour les urgences afin de désengorger le site médian comme semble le préconiser l’ARS. Le Bâtiment C serait tout approprié pour cet usage et pourrait accueillir un service de bobologie, un laboratoire,  l’IRM,  un cabinet d’ophtalmologie que vous avez promis.
Concernant le projet immobilier, vous faites le choix de privilégier la construction de logements de grand standing. Nous ne sommes pas opposés au grand standing mais nous privilégions la mixité sociale à l’échelle de la ville et dans tous les quartiers. Vous savez que  c’est un sujet de clivage entre nous, mais pour montrer mon esprit constructif, je suis prête à mettre ce point de côté. Ceci dit, l’expérience nous montre que parfois le logement social est sollicité, faute de promoteur. Nous aurons l’occasion d’en reparler.
Bien sûr nous sommes favorables à la construction de logements mais de façon mesurée.  Pour nous, la bonne jauge se situerait sans doute plus aux environ de 200 logements. Différents types de bâtiments pourraient être construits sur le site :
  • des maisons en bandes le long de la rue St Antoine dans sa partie est de la rue,
  • des immeubles en îlot ouvert le long du square Lechten et de la rue St Antoine dans sa partie ouest
  • des immeubles plots au centre du nouveau quartier
Par contre nous ne retenons pas l’idée d’immeubles linéaires le long de la rue St Antoine et l’avenue Jean-Jaurès qui auraient trop d’impact sur les habitations voisines et contrecarrerait la possibilité d’agrandissement du square Lechten. Concernant la question du commerce, vous présentez la création de nouvelles cellules commerciales sur le nouveau front bâti de l’avenue Jean-Jaurès comme une solution pour redynamiser le commerce dans cette artère. Au contraire nous y voyons qu’une possibilité de transfert d’activité commerciale qui mécaniquement accentuera la vacance des cellules commerciales déjà existantes et n’apportera aucune plus-value aux commerçants déjà installés.
Je souhaite terminer mon intervention sur deux points qui concernent l’approche financière du projet et la concertation :
Concernant l’approche financière, vous proposez un bilan financier prévisionnel de la ZAC avec 16 M€ de dépenses pour un peu plus de 6 M€ de recettes et donc une participation de la ville à hauteur d’un peu moins de 10 M€ à répartir sur une période dont il est difficile de préciser sa durée mais qui dépassera au minimum 10 ans.

Vous avez sorti de la ZAC la parcelle sur laquelle est construit le pôle gynéco-chirurgical et les urgences et une parcelle au nord ouest sur laquelle vous souhaitez l’implantation d’un bâtiment pour les consultations IRM.

Nous sommes surpris par cette proposition, d’autant plus que nous n’avons aucune information sur l’estimation du bâtiment C et de la parcelle. Vous n’indiquez pas si votre intention est de les vendre ou de les céder. Le conseil municipal doit avoir à ce stade ces éléments pour se prononcer.
Je veux également indiquer que le fait d’avoir une urbanisation avec une densité raisonnable et donc des espaces verts en plus grand nombre, améliorera l’attractivité des logements de grand standing et facilitera leur vente.

Nous souhaitons que la ville fasse estimer d’un point de vue financier de façon précise deux scénariis :
  •     le scénario d’une urbanisation forte comme vous le proposez
  •  le scénario d’une urbanisation plus faible comme nous le demandons
Je vous rappelle que pour l’urbanisation du site de l’ERM, Jean-Pierre Chevènement avait allié cadre de vie et bâti en réservant une surface de plus de 3 hectares pour la création du parc de la Savoureuse.
Concernant la concertation,  nous souhaitons tout d’abord apporter une critique sur la méthode que vous avez utilisée. Vous avez organisé une réunion publique à la Maison du Peuple pour informer les personnes présentes du projet et leur permettre de donner ensuite leur avis dans des cahiers mis à disposition en mairie. C’est une très bonne chose que les Belfortains soient informés mais encore eût-il fallu que toute l’information soit donnée.
Pourquoi ne pas avoir mis en avant les deux variantes de répartition des types bâtis figurant dans l’étude de l’Agence d’Urbanisme sur l’estimation du potentiel constructible p 32 et 33. Même si l’on peut toujours imaginer d’autres variantes, cette présentation a le mérite de présenter deux hypothèses :
  • un premier scénario avec une urbanisation importante,  325 logements, sachant que votre proposition actuelle est à 375 logements-, hypothèse qui intègre la construction d’un immeuble linéaire rue St Antoine et avenue Jean-Jaurès
  • un deuxième scénario avec seulement 210 logements, l’extension significative du square Lechten et l’absence d’immeuble linéraire rue St Antoine.
Cette présentation a le mérite de bien mettre en perspective 2 approches en matière d’aménagement de ce site et présenterait l’avantage d’une vraie consultation.
C’est la raison pour laquelle il me semble que la véritable démarche participative ne peut être engagée qu’à partir de ce soir
En conclusion, je souhaite marquer notre volonté d’améliorer le cadre de vie de nos concitoyens tout en rappelant que les collectivités françaises dans le cadre de la COP 21 dans la mise en œuvre d’actions qui visent notamment à verdir de façon plus forte nos villes.
Enfin monsieur le maire, soyez à la hauteur de vos illustres prédécesseurs qui ont permis l’émergence d’une ville nature avec des promenades, squares et parcs  à Belfort comme Lapostolet à l’origine de la création des squares Lechten et  Merloz, Lévy Grunwald pour le square du Souvenir et Jean Pierre Chevènement pour les parcs Mitterand et de la Savoureuse et le jardin du 700 ième.