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mardi 13 juin 2017

Massacre à la tronçonneuse le long de la Savoureuse !

Pour le projet de promenade dans la Savoureuse, 
le maire de Belfort veut autoriser 
le massacre d'une soixantaine d’arbres et de nombreux arbustes 
qui aujourd’hui agrémentent le paysage le long de la Savoureuse 
pour le plus grand plaisir des Belfortains et des touristes !


Et tout cela en pure perte,
 car ce projet au coût exorbitant de 18 M€
est parfaitement inutile.
Deux promenades existent déjà !


Passage en revue de ce massacre programmé, en partant du pont du Magasin jusqu’à la passerelle Gambetta

1 - Quai Vauban, entre le pont du Magasin et le pont Clémenceau

Suppression de 14 arbres et de nombreux arbustes : 1 magnifique cyprès chauve, 1 grand frêne, 2 magnifiques aulnes glutineux en cépée avec une dizaine de troncs, 7 bouleaux, 2 bouleaux pleureurs, 1 sorbier des oiseleurs et de très nombreux arbustes parmi lesquels des forsythias, symphorines, bambous, rosiers, …

Vue de la promenade en rive gauche de la Savoureuse


Cyprès chauve

 2 magnifiques aulnes en cépée encadrant le cyprès

Deux autres groupes d'arbres en aval du pont du Magasin


La plantation de ces arbres remontent à la fin des années 70. La création du nouveau pont Clémenceau, entraîne le réaménagement de la rive gauche de la Savoureuse en amont avec la création d’un quai sur une cinquantaine de mètres prolongé par un talus végétalisé. Quelques arbres déjà présents sont conservés, des aulnes et un frêne, et d’autres arbres et arbustes sont plantés de part et d’autre d’une rampe permettant un accès à la Savoureuse.

Pont du Stratégique remplacé fin des années 70, par le pont Clémenceau 
avec à gauche, l'ancien peuplier qui dominait le carrefour


2 -  Quai Vauban, entre le pont Clémenceau et le pont Carnot :

Suppression de 36 arbres, d’une soixantaine de rosiers rugueux et de nombreux arbustes : 20 érables sycomores en alignement, 2 cerisiers à fleurs, 2 érables boules, 1 érable plane, 1 érable à feuilles laciniées, 6 érables negundo, 2 tulipiers de Virginie, 1 magnifique érable champêtre en cépée près du pont Corbis. (1 magnifique tilleul a déjà été abattu durant l’hiver 2016-2017).

Projet de promenade en amont de la passerelle des Lettres



Suppression de tous les érables sycomores et des rosier rugueux 

Le quai Vauban a été construit à partir de 1899 lors de l’édification du nouveau quartier Carnot sur les anciennes fortifications arasées du pentagone de Vauban. Un peu plus d’une cinquantaine d’arbres en alignement double viennent agrémenter ce quai. Plusieurs de ces arbres plantés sur des remblais au sol médiocre et subissant la présence des véhicules stationnant sous leur frondaison, dépérissent petit à petit. Au début des années 1980, le quai Vauban est réaménagé avec création d’un stationnement de 55 places en épi répartis en deux parkings. De nouveaux  arbres,  des tulipiers de Virginie, sont plantés au milieu des années 1980. Connaissant des difficultés d’implantation à cause de la mauvaise qualité du sol, ils seront finalement remplacés par des érables sycomore au début des années 2000.

Quai Vauban en 1911 avec un double alignement d'arbres et la voie du tram

3 – Avenue Foch, en amont de la passerelle des Arts

Suppression de 5 arbres : 4 érables plane et 1 tilleul

En 1995, lors de la mise en œuvre de la deuxième tranche de la  promenade Mitterrand entre le pont du Magasin et le pont Richelieu, avec la création d’un axe cyclable, des tulipiers de Virginie viennent remplacer les arbres plantés le siècle dernier le long de l'avenue Foch.





Projet de promenade en aval du pont Carnot

Suppression des 4 érables plane et d'un tilleul, 
tous centenaires qui surplombent la statue du Poilu

Des arbres sont plantés au début du siècle dernier, le long de l'avenue Foch et sur le pourtour de l’ancien champ de Foire dont une partie sera aménagée pour la création du square du Souvenir. Sous la pression d’une association d’anciens combattants de la guerre 14-18 qui refusait qu’une statue commémorative soit mise en place dans le même espace que celle de la guerre 39-45, square du Souvenir, la municipalité belfortaine fait installer une statue dénommée le Poilu, œuvre du sculpteur Léon de Leyritz entre deux de ces arbres en avril 1928.



 Les arbres plantés au début du siècle dernier visibles sur cette carte postale de 1905-1908 correspondent aux arbres encadrant aujourd'hui la statue du Poilu

4 – Quai Schwob, en aval du pont Denfert Rochereau et en amont de la passerelle Gambetta,

Abattage de 5 arbres : 4 Sophora du Japon

La mise en place d'un escalier d'accès à la promenade dans la Savoureuse
en aval du pont Denfert Rochereau nécessite l'abattage de 2 sophoras du Japon


Vue des 2 sophoras



La mise en place d'un escalier d'accès à la promenade dans la Savoureuse
en amont de la passerelle Gambetta nécessite l'abattage de 2 sophoras du Japon

Vue des 2 sophoras


 Au début des années 2000, les quais de la Savoureuse sont mis en valeur avec la création de deux nouvelles promenades. Des sophora du Japon sont plantés, un nouvel éclairage mis en place, des points de vue sur la rivière créés et un éclairage des murs de la rivière installé mis en place dans les murs de quai.

Sophoras du Japon surplombant la promenade Mitterrand en rive droite de la Savoureuse


M. Meslot s'opposait à l'abattage des marronniers de la place d'Armes. Mais il était absolument indispensable de couper ces arbres pour la mettre de niveau pour la réaménager et mettre en valeur cette place que tous les Belfortains et touristes aujourd'hui trouvent superbes. La grande majorité des marronniers étant contaminés par un champignon, ils auraient de toute façon dû être  coupés.

M. Meslot s'était également opposé à l'abattage du groupe d'arbres place de la Résistance, le long du boulevard Joffre. Cet abattage était également absolument indispensable pour la réorganisation de la voirie pour le nouveau réseau de bus Optymo dont les tous les Belfortains profitent aujourd'hui. Le groupe d'une quinzaine d'arbres abattus a été remplacé par la plantation d'un très bel alignement de tilleuls le long du boulevard Joffre et par la plantation d'une centaine d'érables sur l'ensemble du parking, place de la Résistance.


Il est pertinent d'abattre des arbres mais seulement lorsque cela est nécessaire à la mise en oeuvre d'un projet utile.

C'était le cas pour la mise en valeur de la place d'Armes
et le nouveau réseau de bus Optymo. 

Cela ne l'est pas du tout pour une promenade le long de la Savoureuse au coût exorbitant et qui existe déjà.   


mardi 23 mai 2017

Encore un mensonge de M. Meslot : il faudrait remplacer la passerelle des Arts trop fragile et véritable obstacle aux crues


Dans le cadre de son projet inutile et au coût exorbitant de 18 Millions d’euros, le maire de Belfort, veut remplacer la passerelle des Arts. M. Meslot invoque la fragilité de l’ouvrage et l’obstacle qu’elle constituerait au bon au bon écoulement des eaux en cas de crue importante.
  
Ces deux arguments sont tout à fait fallacieux comme nous allons le voir !
  

Vue de la passerelle des Arts depuis le Théâtre

La  passerelle des Arts est-elle fragile ?

Pour faciliter la liaison entre la Vieille ville et le centre-ville, les élus ont décidé aux débuts des années 1980, dans le cadre du dossier « Belfort ville moyenne » et du nouveau plan de circulation, de créer deux passerelles, l’une en amont du Pont Corbis, la passerelle des Lettres et l’autre en aval, la passerelle des Arts.

L’architecte Françoise Voisin de l’Agence d’Urbanisme a conçu ces deux passerelles de façon à ce qu’elles s’intègrent de la façon la plus harmonieuse dans le cadre historique de la vieille ville proche. Les garde-corps ont été réalisés en fonte moulée, identiques à ceux des gardes corps qui bordent la rivière, pour respecter l’unité paysagère de l’ensemble des quais de la Savoureuse.

La passerelle des Arts, longue de 34 m et large de  6 m possède un tablier installé sur une structure métallique composée de deux imposantes poutres métalliques de 1,5 m de largeur qui prennent  appui sur des culées masquées dans les murs du quai. Le tout assurant une très grande solidité à cet ouvrage dont l’usage, faut-il le rappeler, n’est que piétonnier et cyclable. Pour justifier le remplacement de cette passerelle, le maire a indiqué en conseil de quartier et dans la presse que cette passerelle était dangereuse. Pendant le dernier FIMU, il a même demandé  à des agents de sécurité de veiller à ce que des attroupements ne se forment pas sur cette passerelle pour éviter qu’elle ne cède sous la pression ! Sachant que son poids est de 34 tonnes, soit le poids d’environ 600 personnes, même avec 50 personnes y stationnant en même temps, le surplus ne représente que 3 tonnes, donc rien, comparé à son poids total.

Cet argument est donc totalement faux, lorsque l’on prend la peine de s'intéresser de près à la structure de cet ouvrage !


On peut voir sur cette photo, la charpente métallique avec ses deux énormes poutres métalliques de 1,5 m de hauteur servant à soutenir le tablier avec ses balustrades et piliers de fonte  (première traversée par Jean Pierre Chevènement en avril 1984, juste après la pose)











La passerelle des Arts avec, photo de gauche, l'une des deux poutres métalliques et photo de droite, vue sous la passerelle avec ses deux poutres et leurs croisillons


La passerelle des Arts pose-t-elle un problème en cas de crue importante ?

La crue la plus importante qu’ait connu la Savoureuse est celle de février 1990. Alors que pour les principales crues, le débit est de quelques dizaines de m3/s, celle de février 1990 atteint un niveau exceptionnel pendant près de 4 heures : plus de 200 m3/s !


 Vue de la passerelle des Arts lors de la crue de février 1990

Même avec ce débit, qui statistiquement n’arrive qu’une seule fois en un siècle, d’où le terme de crue centennale pour qualifier ce type d’évènement, la passerelle des Arts n’a pas été submergée, contrairement au pont du Magasin. Elle n’a pas bougé et aucune dégradation n’a été constatée sur l’ouvrage, ni sur les culées (points qui supportent la passerelle dans le mur de quai) qui ne présentent aucun signe d’affaissement comme on peut le voir sur la photo précédente. Le cas d’une crue exceptionnelle avait été pris en compte dans la conception de la passerelle, par l’architecte chargé de sa réalisation, Paul Bonnan.

Est-ce qu’une crue de cette nature peut se reproduire prochainement, voire être plus violente que celle de 1990 ? La réponse est non. Non pas à cause d’une improbabilité statistique qui laisserait penser que comme la dernière crue centennale a eu lieu en 1990, la prochaine, statistiquement parlant devrait avoir lieu en 2090. Mais parce que le conseil départemental a tiré les leçons de cette catastrophe à l’origine de dizaines de millions d’euros de dégâts dans les agglomérations de Belfort et de Montbéliard.  

Plusieurs bassins d’écrêtement des crues ont été créés en amont de Belfort, sur la Savoureuse et son affluent, la Rosemontoise pour empêcher que des crues centenales ne viennent causer des dégâts en aval sur les habitations, entreprises et ouvrages publics comme des routes mais aussi des ponts et passerelles.



Vue des bassins d’écrêtement des crues mis en place sur la Savoureuse à hauteur de Chaux et du rétrécissement de la Savoureuse qui permet de détourner le pic de crue.  

D’un point de vue du risque de crue, le remplacement de la passerelle des Arts, n’est donc aujourd’hui pas justifié. Dans le cas contraire, à quoi aurait alors servi la construction de bassins d’écrêtement des crues pour lesquels le département a dépensé des dizaines de millions d’euros ? Et en plus, la collectivité devrait encore dépenser près de 3 M€ pour remplacer la passerelle des Arts !

En fait, la vraie raison du remplacement de la passerelle des Arts est qu’elle empêcherait le passage de piétons sur la promenade proposée par M. Meslot !
La vue en infographie du projet montre bien que les promeneurs, après s’être rendu au départ de la promenade depuis l’entrée du square Lechten, sont obligés de passer sous la passerelle des Arts. Aujourd’hui, la hauteur sous cette passerelle est d'environ 2,00 m depuis le niveau de l’eau. Le passage des piétons sous cette passerelle sera donc impossible, car le cheminement devra être surélevé par rapport au niveau de l'eau (sans doute au moins 50 cm). Il faut donc remplacer la passerelle actuelle, par une passerelle plus haute, pour permettre ce passage !


Vues en infographie du projet de promenade dans le lit de la Savoureuse
 passant sous la passerelle des Arts 

Vue de la passerelle avec un promeneur, en rouge, à l'échelle,
en train de passer sous la passerelle 

Contrairement aux mensonges du maire de Belfort,
la vraie raison de ce remplacement est que la passerelle actuelle ne permet pas le passage des promeneurs !


Pour en savoir plus :                                                                                   
Principe de fonctionnement d’un bassin d’écrêtement des crues             
Un rétrécissement est créé artificiellement dans le lit de la rivière, en amont du bassin d’écrêtement, comme on le voit sur la photo précédente du rétrécissement de Chaux sur la Savoureuse. Il laisse s’écouler la crue jusqu’à ce qu’elle atteint un niveau d’alerte. Une fois de niveau dépassé, le surplus de crue ne pouvant plus alors s’écouler dans la rivière, doit emprunter un chenal de dérivation pour aller remplir un ou plusieurs bassins. Après la crue, ils sont alors vidangés.                                                                                             


vendredi 3 février 2017

Abattage d’un arbre centenaire quai Vauban


Le 21 janvier dernier, la presse s’est fait l’écho de l’abattage d’un arbre situé à proximité de l’octroi, entre la piste cyclable et le quai Vauban. D’après la ville, « cet arbre pouvait présenter un danger en cas de vent violent, le centre du tronc étant creux et ses feuilles rendaient glissantes la piste Mitterrand, les jours de pluie ».

La particularité des tilleuls est de posséder un bois extrêmement dur qui leur permet, même en l’absence de cœur, de vivre de nombreuses années comme en témoigne le tilleul de Fontaine vieux de plus de 700 ans et dont l’intérieur du tronc est creux. Quant à l’argument des feuilles qui rendraient glissantes la piste Mitterrand les jours de pluie, si l’on suit ce raisonnement, il obligerait la ville à couper tous les arbres surplombant le réseau cyclable belfortain !  

Il faut regretter la disparition de ce centenaire au port majestueux qui embellissait le carrefour du pont Clémenceau grâce à son épaisse frondaison. C’était le dernier rescapé du double alignement de tilleuls planté au début du siècle dernier quai Vauban.

La vraie raison de cet abattage est l’anticipation du projet de promenade le long de la Savoureuse. Si ce projet inutile et au coût exorbitant est mis en œuvre, il nécessitera l’abattage de plus d’une trentaine d’arbres en rive gauche de la Savoureuse : l’alignement d’érables du quai Vauban et celui des tulipiers de Virginie et des tilleuls de l’avenue Foch !





Vue du double alignement de tilleuls sur le quai Vauban nouvellement créé début du XXième siècle



Vue aérienne de Belfort début du XXième siècle avec le quai Vauban et son double alignement de tilleuls



Vue du double alignement de tilleuls avec la voie de tram passant entre les deux, quai Vauban




Alignement actuel d'érables quai Vauban













 

dimanche 10 juillet 2016

Une promenade, au fond de la Savoureuse, inutile et au coût exorbitant de 18 M€

Tribune du groupe d'opposition Belfort Innovante et bienveillante
Belfort mag juillet et août 2016

Après le naufrage de son projet de parking souterrain, M. Meslot nous présente le grand dossier de son mandat, l’aménagement d’une promenade au fond de la Savoureuse. Une dépense de 18 M€, inutile, qui n’apportera rien à l’attractivité de la ville et qui remet en cause les aménagements réalisés par ses prédécesseurs.
Pourquoi couler autant de béton dans la rivière pour créer une troisième promenade, les pieds dans l’eau, alors que deux belles promenades piétonnes et cyclables longent déjà la Savoureuse ? Pourquoi créer une véritable verrue urbaine avec un amphithéâtre de béton à l’emplacement de la statue du Poilu ? Pourquoi proposer une promenade, en aval du pont Carnot, là où la Savoureuse n’est qu’un canal étroit, peu ensoleillé, bordé de hauts murs ? Pourquoi supprimer certains plans d’eau, alors qu’ils offrent un écrin aquatique au pont Corbis et qu’ils limitent l’envahissement de plantes invasives ? Pourquoi rendre encore plus dangereuse la piste cyclable en modifiant son tracé ? ….
 
Non, M. Meslot, contrairement à ce que vous dites, les Belfortains ne tournent pas le dos à leur rivière. Depuis 30 ans, les élus ont mis en valeur la Savoureuse avec le réaménagement, la plantation et la mise en lumière  de ses quais, la création des parcs Mitterrand et de la Savoureuse et du jardin du 700ème, l’embellissement des places Corbis et Bazin et l’installation de 3 passerelles, de jets d’eau et d’une fontaine sèche.
Après une analyse approfondie, notre opinion est faite. Ce projet est une véritable gabegie dans une période économique difficile où chaque euro investi doit être utile aux Belfortains et rentable pour notre ville.
Nous conseillons à M. le maire de s’en tenir aux travaux de renaturation qui eux, et eux seuls, sont largement subventionnés par l’Agence de l’Eau !

jeudi 19 mai 2016


Conseil municipal du 19 mai 2015
Rapport N° 30 : Aménagement des berges de la Savoureuse
Intervention : René Schmitt

Monsieur le maire, comme vous le savez sans doute par la presse, je ne voterai pas ce projet de promenade le long de la Savoureuse. Samia Jaber a déjà mis en avant un certain nombre d’arguments que je partage pour contester le projet de promenade en aval du pont Carnot. Je n’y reviendrai pas. Mais je souhaite avancer d’autres arguments pour expliquer ma totale opposition à ce projet. Mon argumentaire porte sur 4 domaines :
·         L’approche financière
L’estimation financière du  projet que vous nous proposez est exorbitante ! 18 M€ annoncés, sans doute largement plus de 20 M€ à l’arrivée. Alors qu’en début de mandat vous nous expliquiez qu’il n’y avait plus d’argent dans les caisses et qu’il fallait faire des économies de fonctionnement et limiter nos investissements, vous voilà pris en pleine contradiction. Vous nous indiquiez que le montant d’investissement annuel serait d’environ 10 M€, votre projet utilise les marges de manœuvre de deux années d’investissement.

Où est la cohérence dans tout cela ?
·         La renaturation de la rivière

Le projet que vous nous proposez qui va du pont du Magasin jusqu’au pont du Général de Gaule n’est pas pertinent :

ü  il n’intègre pas la partie plus sauvage de la Savoureuse qui va du pont du Magasin jusqu’à la passerelle de l’Arsot

ü  il intègre encore moins toute la partie en amont et la partie en aval de Belfort.
Une rivière est un milieu dynamique d’écoulement de l’eau d’une vallée et dont l’approche ne se saucissonne pas par commune. Pour appréhender de façon pertinente à la fois la question de l’écoulement de l’eau dans une rivière et sa renaturation, la démarche ne peut se faire que porter sur l’ensemble du linéaire.

C’est ce que le conseil départemental a réalisé pour la rivière Allaine en lançant une démarche de contrat de rivière dont les principaux éléments sont les suivants :
ü  une coordination sur un périmètre d’intervention cohérent, le bassin versant

ü  une démarche concertée qui réunit l’ensemble des acteurs de l’eau

ü  un programme d'actions sur 5 ans destiné à restaurer, entretenir et valoriser une rivière et son bassin versant.
C’est la Communauté de Communes du Sud Territoire (CCST), qui regroupe 11 des 14 communes du bassin français qui est le maitre d’ouvrage côté français de cette démarche franco-suisse. La même démarche aurait pu être portée par la CAB en y associant la Commission Trame Verte et Bleue. Je rappelle qu’il y a un vice-président en charge des eaux pluviales à la CAB qui est Louis Heilmann.
Votre projet n’est pas donc pas traité à la bonne échelle territoriale

Conseil municipal du 19 mai 2016
Rapport N° 30 : Aménagement des berges de la Savoureuse
Intervention : Alain Dreyfus Schmidt

Monsieur le maire, je me permets de m’attarder un peu plus sur le secteur Corbis dans votre projet de promenade le long de la Savoureuse. Comme Samia Jaber l’a indiqué tout à l’heure, nous souhaitons que la ville de Belfort conserve son image de ville liée à l’eau avec le maintien du plan d’eau dégagé de toute végétation de part et d’autre du pont Carnot.
Car dans l’hypothèse d’une végétalisation de ce tronçon :

·         fini les reflets du pont Carnot sur le miroir de la Savoureuse ;

·         fini les jeux de lumière sur la rivière ;

·         fini les jeux d’eau et leur effets aquatiques à la «  Le Nôtre » des bassins à Versailles ;
Par contre :

·         bonjour l’envahissement par une végétation envahissante à l’esthétique douteuse surtout en dehors de la saison estivale ;

·         bonjour les déchets en tout genre qui vont joncher les zones végétalisés, déchets qui aujourd’hui sont emmenés par le courant ;

·         bonjour les tags sur les murs des quais de la Savoureuse, désormais accessibles à pieds secs ;

·         bonjour les rats qui se multiplieront trouvant à la fois le gîte par l’abondance de la  végétation et le couvert grâce à la générosité des amoureux des oiseaux qui déjà aujourd’hui distribuent force quignons de pain aux canards.
Toujours sur ce secteur Corbis, je ne peux passer sous silence, vos atermoiements concernant le devenir de la fontaine sèche. Vous n’aviez pas de mots assez durs pour vilipender cet équipement qui, selon vos dires, avait été mal conçu et qui coutait cher à la ville pour son entretien. Plus de 30 000 € pour les dernières réparations de la tuyauterie. Vous indiquiez même la somme de 100 000 € pour effectuer de nouvelles réparations et vous estimiez même que, au vu de cette somme qui était trop élevée pour les finances de la ville, vous envisagiez sa suppression pure et simple, propos relayés dans la presse locale.
Je veux dénoncer votre manque de vision sur cette fontaine appréciée par tous les Belfortains et les touristes de passage à Belfort. Cette fontaine fait désormais partie des images emblématiques de notre ville, au même titre que le château ou le lion. La ville se doit d’assurer sa pérennisation.
Je veux dénoncer aussi le gaspillage dont vous avez fait preuve en ne prenant pas la décision dès 2014 d’assurer la protection de la machinerie en définissant une zone de protection à respecter par les organisateurs d’évènements sur cette place. Au lieu de cela vous avez laissé passer, camions en tout genre et autres  véhicules, sur l’espace au-dessus de la machinerie, provoquant bien évidemment de nouveaux dégâts sur la tuyauterie.
Je veux dénoncer, enfin, deux préjudices suite au non fonctionnement sur deux saisons estivales :

·         à la fois pour l’image de Belfort

·         mais surtout pour la frustration que vous avez fait subir aux Belfortains qui appréciaient l’animation apportée par 40 jets d’eau de cette fontaine à la place Corbis la journée ou en soirée grâce à un éclairage, la fraicheur apporté lors de chaudes journées.