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vendredi 3 février 2017

Abattage d’un arbre centenaire quai Vauban


Le 21 janvier dernier, la presse s’est fait l’écho de l’abattage d’un arbre situé à proximité de l’octroi, entre la piste cyclable et le quai Vauban. D’après la ville, « cet arbre pouvait présenter un danger en cas de vent violent, le centre du tronc étant creux et ses feuilles rendaient glissantes la piste Mitterrand, les jours de pluie ».

La particularité des tilleuls est de posséder un bois extrêmement dur qui leur permet, même en l’absence de cœur, de vivre de nombreuses années comme en témoigne le tilleul de Fontaine vieux de plus de 700 ans et dont l’intérieur du tronc est creux. Quant à l’argument des feuilles qui rendraient glissantes la piste Mitterrand les jours de pluie, si l’on suit ce raisonnement, il obligerait la ville à couper tous les arbres surplombant le réseau cyclable belfortain !  

Il faut regretter la disparition de ce centenaire au port majestueux qui embellissait le carrefour du pont Clémenceau grâce à son épaisse frondaison. C’était le dernier rescapé du double alignement de tilleuls planté au début du siècle dernier quai Vauban.

La vraie raison de cet abattage est l’anticipation du projet de promenade le long de la Savoureuse. Si ce projet inutile et au coût exorbitant est mis en œuvre, il nécessitera l’abattage de plus d’une trentaine d’arbres en rive gauche de la Savoureuse : l’alignement d’érables du quai Vauban et celui des tulipiers de Virginie et des tilleuls de l’avenue Foch !





Vue du double alignement de tilleuls sur le quai Vauban nouvellement créé début du XXième siècle



Vue aérienne de Belfort début du XXième siècle avec le quai Vauban et son double alignement de tilleuls



Vue du double alignement de tilleuls avec la voie de tram passant entre les deux, quai Vauban




Alignement actuel d'érables quai Vauban













 

jeudi 10 mars 2016

Non au bétonnage du site de l’hôpital, Oui à l’agrandissement du square Lechten



Tribune du groupe Belfort Innovante et Bienveillante

Belfort mag mars et avril 2016
 

Suite à la décision du transfert de l’hôpital à Trévenans et au rachat par la ville des terrains libérés, le maire de Belfort a indiqué sans ambiguïté sa volonté de privilégier le bétonnage de ce site au détriment des espaces verts et du patrimoine bâti existant. Le programme présenté lors du dernier conseil municipal de janvier est clair : construction de 375 logements et d’un immeuble de 6 étages. La promesse d’agrandir le square Lechten est abandonnée. Le patrimoine bâti existant sera vraisemblablement rasé excepté le bâtiment C (chirurgie-génécologie) et la chapelle. Lors de ce conseil, notre groupe a insisté sur les enjeux de cette restructuration, au-delà de créer un nouveau quartier d’habitat, nous devons proposer un véritable projet pour la ville qui intègre le cadre de vie, l’environnement, le patrimoine et enfin l’immobilier :

  • cadre de vie : valoriser et agrandir de façon importante le square Lechten pour en faire un véritable parc urbain pour la ville et préserver le parc de direction
 
  • patrimoine bâti historique : conserver la ville de direction pour du logement et réhabiliter le pavillon Lévy-Grunwald pour un usage public
 
  • santé : proposer sur le site un accueil de proximité pour les petites urgences et la bobologie
 
  • immobilier : mettre en œuvre un programme immobilier raisonnable et de qualité de 200 logements, desservi par une dorsale piétonne, plantée et reliée au square Lechten

Le devenir du site de l’hôpital constitue un enjeu majeur pour le développement de notre ville, son image, son attractivité. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons que dans le cadre d’un référendum local, tous les Belfortain(e)s puissent donner leur avis sur le projet actuel porté par le maire sur un projet alternatif, tel que nous le proposons.

vendredi 4 mars 2016

Urbanisation du site de l'hôpital : améliorer le cadre de vie

Communiqué du groupe d'opposition
 
Suite à l’article paru hier dans l’Est, je voulais indiquer que je partage les propos de monsieur Groubatch, de FNE (France Nature Environnement),  sur la nécessité de densifier les zones urbaines. Il faut mettre en œuvre avec volontarisme, cet objectif de la loi SRU (Solidarité Renouvellement Urbain) du 13 décembre 2000 qui préconise la réduction de consommation des espaces non urbanisés. En plus d’une limitation de l’étalement urbain, nous voulons aussi améliorer le cadre de vie des Belfortains. C’est la raison pour laquelle, pour le devenir du site de l’hôpital, nous souhaitons une urbanisation mesurée pour permettre une augmentation importante de la surface du square Lechten. Cette proposition répond à une attente forte de nos concitoyens en matière d’espaces verts et elle s’inscrit dans les préconisations de la COP 21 pour lutter contre le réchauffement climatique.

Pour une bonne compréhension des enjeux de ce dossier et pour rétablir la bonne information sur les intentions réelles de la municipalité sur le projet urbain du site de l’hôpital, je souhaite apporter une précision sur le nombre de logements qu’elle prévoit. Il n’est  pas de 250, comme indiqué dans l’article, mais de 375. Il figure dans le rapport N° 6 que le maire a présenté lors du conseil municipal du 28 janvier dernier. Page 2 il est précisé que « Le programme de cette ZAC d'aménagement du site de l'Hôpital comprendrait donc : 375 logements qui seront réalisés sous différentes formes, … »

 
Samia JABER, conseillère municipale

 

 

 

mardi 1 mars 2016

Non au bétonnage du site de l'hôpital, oui à l'agrandissement du square Lechten

 
 
Tribune du groupe d'opposition
Belfort mag de mars et avril 2016

Suite à la décision du transfert de l’hôpital à Trévenans et au rachat par la ville des terrains libérés, le maire de Belfort a indiqué sans ambiguïté sa volonté de privilégier le bétonnage de ce site au détriment des espaces verts et du patrimoine bâti existant. Le programme présenté lors du dernier conseil municipal de janvier est clair : construction de 375 logements et d’un immeuble de 6 étages. La promesse d’agrandir le square Lechten est abandonnée. Le patrimoine bâti existant sera vraisemblablement rasé excepté le bâtiment C (chirurgie-génécologie) et la chapelle. Lors de ce conseil, notre groupe a insisté sur les enjeux de cette restructuration, au-delà de créer un nouveau quartier d’habitat, nous devons proposer un véritable projet pour la ville qui intègre le cadre de vie, l’environnement, le patrimoine et enfin l’immobilier :
  • cadre de vie : valoriser et agrandir de façon importante le square Lechten pour en faire un véritable parc urbain pour la ville et préserver le parc de direction
     
  • patrimoine bâti historique : conserver la ville de direction pour du logement et réhabiliter le pavillon Lévy-Grunwald pour un usage public
  •  
  • santé : proposer sur le site un accueil de proximité pour les petites urgences et la bobologie
  •  
  • immobilier : mettre en œuvre un programme immobilier raisonnable et de qualité de 200 logements, desservi par une dorsale piétonne, plantée et reliée au square Lechten
Le devenir du site de l’hôpital constitue un enjeu majeur pour le développement de notre ville, son image, son attractivité. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons que dans le cadre d’un référendum local, tous les Belfortain(e)s puissent donner leur avis sur le projet actuel porté par le maire sur un projet alternatif, tel que nous le proposons.
 

jeudi 28 janvier 2016

Jardins ouvriers : acquisition par la ville d’un ensemble immobilier rue des Perches


Conseil municipal du 28 janvier 2016
Intervention Alain Dreyfus Schmitt

Pour mettre en œuvre votre grande politique immobilière sur Belfort, les terrains vacants ne vous suffisent plus.  Vous avez jeté votre dévolu sur le Champ de Mars alors que non loin de là, une partie importante de la ZAC du parc à Ballons n’est pas encore urbanisée.

Pas de chance pour les jardiniers du Champ de Mars qui avaient déjà fait les frais d’une volonté similaire du maire d’Offemont en 2011, vous avez mis dehors des dizaines de jardiniers de leurs parcelles au Champ de Mars, sans ménagement.

Certains de ces jardiniers cultivaient leur jardin depuis des dizaines d’années. Beaucoup habitent le quartier du Faubourg des Vosges tout proche. Pour les plus chançeux, ils seront relogés sur place avec des parcelles mises à disposition au Champ de Mars par l’AJO. Pour les autres c’est la punition. On les envoie loin, près de Danjoutin sur un terrain en pente coincé entre l’autoroute et une zone pavillonaire et exposé au nord.

Pour compenser ces mauvaises manières, vous souhaitez mettre à la disposition des responsables de l’AJO  un bâtiment pour y installer les nouveaux locaux de l’association.  Et cerise sur le gâteau ou sur le râteau, il est même prévu d’y installer à demeure un gardien.

Alors j’ai quelques petites questions à vous poser :
  • Qui va payer le réaménagement de ce bâtiment ?
  • Y-aura-t-il un loyer de payé par l’AJO comme le font toutes les associations lorsque la ville leur met à disposition un local ? et si oui quel en sera le montant ?
  • Envisagez-vous de généraliser cette pratique de gardiennage notamment au Champ de Mars, là où malheureusement les besoins de surveillance sont les plus importants et le nombre de parcelles concernées sans commune mesure avec celles de ce nouveau secteur de jardins ?
  • Pouvez vous me donner l’estimation exacte de cette opération, 200 000€ pour l’achat du terrain, X€ pour l’aménagement des parcelles, X€ pour la mise en place des cabanes. Nous avons budgété 50 000€ au Budget primitif 2016. Où sont les économies et la gestion en bon père de famille.
 

ZAC d’aménagement du site de l'Hôpital - Dossier de création


Conseil municipal du 28 janvier 2016Intervention de Samia Jaber
Rapport N° 6 : ZAC d’aménagement du site de l'Hôpital - Dossier de création
 
Introduction

Le projet proposé ce soir dans ce rapport est important pour Belfort, ce sera très certainement le projet phare du mandat après les abandons programmés du parking souterrain et aux Forges pour vos mégastructures.
Pour introduire mon intervention, je me permets de rappeler le souhait exprimé par monsieur le Maire lors du dernier conseil municipal, que l’opposition se saisisse de façon constructive de ce dossier et là je reprends vos termes, ouvrez les guillemets : « … j’espère surtout que vous serez participative, parce qu’on entend souvent de la critique, mais je souhaite qu’elle soit constructive et vous avez toute votre place à prendre pour nous donner des bonnes idées que  nous sommes prêts à prendre, à partir du moment où ce sont des idées réalistes et qui peuvent s’intégrer dans notre plan global de redressement de Belfort et d’amélioration de la qualité du logement à Belfort ».
Ne vous inquiétez pas, nous serons participatifs, constructifs, nous avons de bonnes idées, réalistes mais avec une différence notable : les idées que nous proposons ne prennent pas en compte seulement l’amélioration de la qualité du logement à Belfort comme vous le préconisez.

Un projet immobilier contesté
Le projet que vous proposez n’est en fait qu’un projet immobilier. L’objectif est de construire un maximum de logements puisque vous choisissez la jauge la plus élevée de 375 logements précisément, si l’on se réfère aux documents que vous nous avez transmis pour ce rapport.

 A l’inverse de cette approche purement immobilière, nous pensons que pour mener au mieux, ce projet de requalification urbaine, dans l’intérêt des Belfortains et de Belfort, nous devons avoir une vision plus globale.  Nous proposons un projet qui intègre d’autres enjeux mis en avant d’ailleurs dans les études préalables menées par l’Agence d’Urbanisme :
  • environnement  et cadre de vie
  • patrimoine architectural
  • articulation du quartier avec l’environnement proche, voiries et stationnement
  • offre de santé de proximité
  • offre immobilière adaptée
En matière de cadre de vie, la libération de près de 4 hectares constitue une opportunité qui ne se représentera plus jamais pour valoriser les espaces verts situés sur le site. Depuis les années 50, la surface de ces espaces verts n’a cessé de diminuer :
  • les anciennes promenades côté rue de Mulhouse ont disparu suite aux agrandissements successifs de l’hôpital,
  • l’espace libéré par les serres municipales a été transformé en parking.
Le square Lechten, élément emblématique de nos  espaces verts belfortains est l’atout majeur de ce projet. De surface somme toute modeste, il est aujourd’hui enserré par plusieurs bâtiments proches qui le dominent. Il est fréquenté surtout par les gens du quartier. Les circulations qui le traversent sont à reprendre ainsi que les clôtures qui le délimitent. La mise en valeur du square Lechten doit permettre de le faire passer d’un statut de square de quartier à un statut de parc dimensionné à l’échelle de la ville. C’est un atout pour l’attractivité de Belfort et pour la requalification de l’avenue Jean-Jaurès.
C’est la raison pour laquelle la ville doit profiter de l’espace libéré par le départ de l’hôpital pour l’agrandir de façon significative jusqu’à la rue Saint Antoine et y aménager une nouvelle entrée magistrale côté Jean-Jaurès. De nouveaux cheminements doivent être mis en place pour favoriser les circulations dans le quartier entre les rues Saint Antoine, rue de Mulhouse et l’avenue Jean Jaurès.
Ce nouveau parc peut devenir la vitrine d’une politique environnemental volontariste, savoir-faire du service de nos espaces verts, un lieu dans lequel se retrouvent tous les Belfortains en y favorisant  des activités ludiques et des espaces pédagogiques. On même imaginer d’y offrir un espace de consommation avec un bar restaurant à l’instar de ce que l’on peut trouver dans certaines villes comme Montbéliard. Un parking pourrait être créé à l’arrière du parc le long de la rue St Antoine pour ses usagers, les commerces et les riverains.
 En matière de patrimoine bâti, plusieurs bâtiments présentant un intérêt architectural  peuvent être réutilisés comme l’a pratiqué la ville depuis toujours. Que serait devenu notre patrimoine et l’identité de notre ville si vos prédécesseurs n’avaient pas transformé l’abattoir municipal en cinéma, réuni deux casernes de la Manutention pour le centre chorégraphique, un des bâtiments des anciennes casernes pour la Maison de quartier des Forges ou même le bâtiment dans lequel nous nous trouvons, un ancien casernement de cavalerie réaménagé pour les services de la ville et de la CAB.
Dans cette continuité, plusieurs bâtiments présentant un intérêt architectural, cultuel, ou médical doivent être conservés et faire l’objet de réhabilitations pour un nouvel usage  :
  •  le pavillon Lévy Grundwald ne doit pas être démoli, nous devons le réhabiliter et le mettre à disposition des Belfortains en y installant des services publics, par exemple le CCAS et le PAS Jean-Jaurès ; le principe est de préserver ce patrimoine en y investissant de l’argent public tout en le mettant à disposition du public
  •  les deux pavillons hospitaliers : nous pourrions prévoir dans le règlement de la ZAC le maintien de tout ou partie des façades
  •  la maison de direction avec son parc et ses arbres centenaires pour du logement de standing
  • le bâtiment de chirurgie, il n’y a pas de débat pour la vente à l’association des Bons Enfants ou tout autre structure
  • la chapelle doit être conservée comme lieu de culte comme vous vous y êtes déjà engagé
En matière de santé, il est important de maintenir sur Belfort un site d’accueil de proximité pour les urgences afin de désengorger le site médian comme semble le préconiser l’ARS. Le Bâtiment C serait tout approprié pour cet usage et pourrait accueillir un service de bobologie, un laboratoire,  l’IRM,  un cabinet d’ophtalmologie que vous avez promis.
Concernant le projet immobilier, vous faites le choix de privilégier la construction de logements de grand standing. Nous ne sommes pas opposés au grand standing mais nous privilégions la mixité sociale à l’échelle de la ville et dans tous les quartiers. Vous savez que  c’est un sujet de clivage entre nous, mais pour montrer mon esprit constructif, je suis prête à mettre ce point de côté. Ceci dit, l’expérience nous montre que parfois le logement social est sollicité, faute de promoteur. Nous aurons l’occasion d’en reparler.
Bien sûr nous sommes favorables à la construction de logements mais de façon mesurée.  Pour nous, la bonne jauge se situerait sans doute plus aux environ de 200 logements. Différents types de bâtiments pourraient être construits sur le site :
  • des maisons en bandes le long de la rue St Antoine dans sa partie est de la rue,
  • des immeubles en îlot ouvert le long du square Lechten et de la rue St Antoine dans sa partie ouest
  • des immeubles plots au centre du nouveau quartier
Par contre nous ne retenons pas l’idée d’immeubles linéaires le long de la rue St Antoine et l’avenue Jean-Jaurès qui auraient trop d’impact sur les habitations voisines et contrecarrerait la possibilité d’agrandissement du square Lechten. Concernant la question du commerce, vous présentez la création de nouvelles cellules commerciales sur le nouveau front bâti de l’avenue Jean-Jaurès comme une solution pour redynamiser le commerce dans cette artère. Au contraire nous y voyons qu’une possibilité de transfert d’activité commerciale qui mécaniquement accentuera la vacance des cellules commerciales déjà existantes et n’apportera aucune plus-value aux commerçants déjà installés.
Je souhaite terminer mon intervention sur deux points qui concernent l’approche financière du projet et la concertation :
Concernant l’approche financière, vous proposez un bilan financier prévisionnel de la ZAC avec 16 M€ de dépenses pour un peu plus de 6 M€ de recettes et donc une participation de la ville à hauteur d’un peu moins de 10 M€ à répartir sur une période dont il est difficile de préciser sa durée mais qui dépassera au minimum 10 ans.

Vous avez sorti de la ZAC la parcelle sur laquelle est construit le pôle gynéco-chirurgical et les urgences et une parcelle au nord ouest sur laquelle vous souhaitez l’implantation d’un bâtiment pour les consultations IRM.

Nous sommes surpris par cette proposition, d’autant plus que nous n’avons aucune information sur l’estimation du bâtiment C et de la parcelle. Vous n’indiquez pas si votre intention est de les vendre ou de les céder. Le conseil municipal doit avoir à ce stade ces éléments pour se prononcer.
Je veux également indiquer que le fait d’avoir une urbanisation avec une densité raisonnable et donc des espaces verts en plus grand nombre, améliorera l’attractivité des logements de grand standing et facilitera leur vente.

Nous souhaitons que la ville fasse estimer d’un point de vue financier de façon précise deux scénariis :
  •     le scénario d’une urbanisation forte comme vous le proposez
  •  le scénario d’une urbanisation plus faible comme nous le demandons
Je vous rappelle que pour l’urbanisation du site de l’ERM, Jean-Pierre Chevènement avait allié cadre de vie et bâti en réservant une surface de plus de 3 hectares pour la création du parc de la Savoureuse.
Concernant la concertation,  nous souhaitons tout d’abord apporter une critique sur la méthode que vous avez utilisée. Vous avez organisé une réunion publique à la Maison du Peuple pour informer les personnes présentes du projet et leur permettre de donner ensuite leur avis dans des cahiers mis à disposition en mairie. C’est une très bonne chose que les Belfortains soient informés mais encore eût-il fallu que toute l’information soit donnée.
Pourquoi ne pas avoir mis en avant les deux variantes de répartition des types bâtis figurant dans l’étude de l’Agence d’Urbanisme sur l’estimation du potentiel constructible p 32 et 33. Même si l’on peut toujours imaginer d’autres variantes, cette présentation a le mérite de présenter deux hypothèses :
  • un premier scénario avec une urbanisation importante,  325 logements, sachant que votre proposition actuelle est à 375 logements-, hypothèse qui intègre la construction d’un immeuble linéaire rue St Antoine et avenue Jean-Jaurès
  • un deuxième scénario avec seulement 210 logements, l’extension significative du square Lechten et l’absence d’immeuble linéraire rue St Antoine.
Cette présentation a le mérite de bien mettre en perspective 2 approches en matière d’aménagement de ce site et présenterait l’avantage d’une vraie consultation.
C’est la raison pour laquelle il me semble que la véritable démarche participative ne peut être engagée qu’à partir de ce soir
En conclusion, je souhaite marquer notre volonté d’améliorer le cadre de vie de nos concitoyens tout en rappelant que les collectivités françaises dans le cadre de la COP 21 dans la mise en œuvre d’actions qui visent notamment à verdir de façon plus forte nos villes.
Enfin monsieur le maire, soyez à la hauteur de vos illustres prédécesseurs qui ont permis l’émergence d’une ville nature avec des promenades, squares et parcs  à Belfort comme Lapostolet à l’origine de la création des squares Lechten et  Merloz, Lévy Grunwald pour le square du Souvenir et Jean Pierre Chevènement pour les parcs Mitterand et de la Savoureuse et le jardin du 700 ième.

mardi 4 août 2015

Des jardiniers mis devant le fait accompli

Communiqué du groupe d’opposition

L’annonce du déplacement d’une soixantaine de jardiniers du Champ de mars a de quoi choquer.  Alors que la précédente équipe municipale s’était engagée à ne pas toucher aux jardins dans ce secteur, le maire de Belfort annonce sa décision de déplacer ces jardins le long de l’autoroute A36, qui plus est, en plein mois d’août  et sans véritable concertation avec les usagers.
Le maire pourtant présent à l’AG de l’AJO en février dernier n’a pas daigné informer les jardiniers de ce projet. Pas plus qu’il n’a organisé de réunions d’information. Monsieur Meslot, une nouvelle fois, est pris en flagrant délit de mensonge, comme il l’avait fait pour la nouvelle organisation des centres socioculturels ou les Francas, lorsqu’il annonce avec force communication, qu’il associe les Belfortains aux décisions. Qu’adviendra-t-il des usagers âgés de ces jardins qui sont sacrifiés à la logique de construction de logements de standing ?
René Schmitt et Samia Jaber, conseillers municipaux
 


vendredi 10 juillet 2015

Devenir du site de l'hôpital : un enjeu majeur pour Belfort


Belfort mag juillet et août 2015
Tribune du groupe BIB
 
Une réflexion vient d’être lancée par la ville sur le devenir du site de l’hôpital de Belfort dans la perspective de son transfert prochain sur Trévenans. Ce projet  constitue une opportunité de requalification de ce quartier du centre de la ville. Il s’inscrit dans la continuité des grands projets urbains réalisés ces 40 dernières années grâce aux échanges de terrains militaires qui ont permis l’émergence de nouveaux quartiers comme les 4 As, l’Espérance et le parc à Ballons.

        Si le rachat du site peut être l’occasion pour la ville de restructurer l’ensemble du quartier et  de maitriser  son développement immobilier, nous attirons d’ores et déjà l’attention du maire sur 4 recommandations indispensables à la réussite du projet.
- santé : porter jusqu’au bout l’ambition de maintenir un service de santé de proximité dans les bâtiments adaptés et  récemment rénovés ; au delà de la création d’une simple maison de santé, défendre le maintien d’une activité hospitalière en obtenant le transfert à Belfort des soins de suite de l’hôpital de jour et de gérontologie de Bavilliers, l’accueil des personnes touchées par le handicap et le maintien d’un service de petites urgences.
- patrimoine : préserver et valoriser le patrimoine architectural hospitalier remarquable, contre une logique économique s’appuyant sur la tentation de démolir le plus possible ; redonner toute sa place au square Lechten qui a vu sa surface se réduire considérablement ces dernières années, en agrandissant son emprise et son ouverture sur la rue de Mulhouse et l’avenue Jean Jaurès.
- logements : promouvoir, sur le potentiel foncier restant à construire, des logements qui s'inscrivent dans une mixité sociale, générationnelle et qui s'intègrent dans l'habitat existant.

- équilibre financier : trouver pour cette opération un équilibre financier qui ne doit pas peser sur le budget de la ville.
        Nous sommes favorables à la mise en place sur ce site d’une  ZAC et au rachat par la ville des terrains libérés, mais nous souhaitons que ce projet soit élaboré dans le cadre d’une concertation la plus large possible qui associe l’ensemble des élus, sans politisation stérile, sans précipitation ni dogmatisme. Ce projet doit permettre un développement harmonieux du quartier et plus largement valoriser l’image de notre ville et le cadre de vie des Belfortains.